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AGRILENE

Création d'un département de recherche

Rédigé par Grégoire LE GALL

L’impact environnemental des produits que nous utilisons en hydroponie comme ailleurs est souvent mis en lumière par ce qu’on appelle « l’empreinte carbone ». L’empreinte carbone est définie par la quantité de carbone émise par la consommation d’énergie et de matière première d’une activité, d’une personne ou d’un produit. Cette approche est parfois discutée, dans la mesure où elle ne rend pas vraiment justice aux autres formes de pollution. Pourtant, il faut reconnaître qu'elle permet de comptabiliser assez simplement la quantité de gaz à effet de serre ayant été rejetée dans l’atmosphère par le procédé de fabrication, le transport (énergie primaire) et l’utilisation (énergie finale) d’un produit.   

L’empreinte carbone est très utile pour évaluer l’impact des substrats de culture utilisés en hydroponie sur l’environnement, dans la mesure où la pollution est majoritairement générée par leur utilisation. Elle est essentiellement due à l’utilisation d’énergies fossile nécessaires au transport de leurs matière première et des produits transformés. De nombreux substrats que nous utilisons sont, de ce point de vue, nocifs, malgré leurs apparences « naturelles » et biodégradables.

L’équipe AGRILENE est consciente de ces enjeux et des problèmes liés aux produits qu’elle propose à ses clients. S’étant engagés dans une démarche responsable, nous nous investissons lourdement pour trouver des solutions viables, efficaces et écologiques dans un avenir proche. Notre ambition est de rendre possible l’utilisation de substrats ayant des caractéristiques techniques comparables ou supérieures aux produits déjà disponibles sur le marché tout en n’ayant qu’un très faible impact sur l’environnement. Cela passe nécessairement par l’innovation et la recherche.

Les substrats étant dans la majorité des cas dits « naturels » (en tant que peu altérés par l’artifice humain), ils ne produisent pas ou peu de déchets nocifs. Dans le cas de la perlite et de la vermiculite, ces produits étant issus de roches naturelles, il n’y a pas de danger à l’état de déchet et, de ce point de vue précis, leur coût environnemental est faible.

               Les substrats de culture font pourtant face à de grands défis dont nous n’avons que trop peu conscience, car étant camouflés par la promotion de ces substrats dits « naturels ». Le problème principal, c’est que les matières premières des substrats hydroponiques sont souvent issues d’espaces très éloignés de leur lieu de fabrication et d’utilisation. Leur principal coût écologique est alors dû à leur empreinte carbone. Par exemple, tout laisse à croire que la fibre de coco est un produit respectueux de l’environnement. Il est recyclable, ayant sa place au compost. Le substrat est également renouvelable et son approvisionnement continu, un cocotier produisant en moyenne 150 noix de coco par an. Pourtant, la noix de coco est cultivée dans son immense majorité en Indonésie (29%), aux Philippines (26%), en Inde (18%), au Brésil (6%) et au Sri Lanka (4%). Leur coût environnemental d’acheminement vers la France est donc élevé.

D’autres enjeux sont à évoquer, notamment celui de la renouvelabilité des ressources utilisées ainsi que l’impact de leur exploitation sur les écosystèmes. Si ce n’est pas important pour la fibre de coco, dans d’autres cas, nous tendons à exploiter des ressources limitées.

L’exemple de la tourbe est plutôt éloquent. Issue de la décomposition de végétaux semi-aquatiques pendant plusieurs milliers d’années, elle est nécessairement extraite dans des zones humides. Il faut compter 100 ans pour produire 5cm de tourbe. Étant donc difficilement renouvelable, et considérée comme “énergie fossile”, son utilisation tend à l’épuisement des ressources tout en étant extraite de plus en plus loin des lieux de son utilisation au fil des ans. Last but not least, son extraction a un impact dramatique sur la faune et la flore locale, tout en rejetant une quantité importante de CO2 dans l’atmosphère.

 

Nonobstant ces problèmes liés aux substrats de culture, il faut rappeler que l’hydroponie est une solution très intéressante pour produire des aliments à un faible coût environnemental. Elle permet d’être maître de ce qu’on dépense en réalisant de grandes économies en eau (utilisant 10 à 20% des ressources nécessaires en agriculture conventionnelle). Les substrats, inertes, ne nécessitent pas ou que peu de traitement chimique. Les techniques hydroponiques permettent de ne pas rejeter d’engrais et de pesticide dans l’environnement, étant en circuit fermé et (majoritairement) sous serre ; tout en utilisant très peu de terres. Outre la question du plastique et du chauffage des serres, les problèmes qui persistent sont essentiellement liés aux substrats et au recyclage des solutions nutritives.

Permettre de produire des aliments avec un rendement important à un coût environnemental extrêmement faible en hydroponie, c’est envisageable et, en soi, c’est une révolution. Un grand pas serait de permettre aux substrats hydroponiques d’être parfaitement respectueux de l’environnement, c’est à dire transformer et d’utiliser des substrats « naturels » au plus proche de leur lieu de production. Certaines innovations peuvent permettre d’obtenir des substrats de culture naturels tout en conservant une empreinte carbone négligeable.

Nous sommes parfaitement conscients de tous ces enjeux, des situations problématiques liées aux substrats comme du potentiel énorme de l’hydroponie. En gardant cela en tête, l’équipe AGRILENE s’investit pour rencontrer les entrepreneurs les plus ingénieux capables de créer des produits éco-responsables pour le marché français. Le département recherche de notre société s’évertue à dénicher les créateurs de substrats inédits ou peu développés afin d’apporter son expertise en ce qui concerne les besoins des utilisateurs. Il s’agit également d’accompagner le développement des unités de ces ingénieux producteurs afin de répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs du marché français.

 

Dans le même temps, le département de recherche entreprend la création d’un laboratoire (« AGRILAB ») afin de tester la viabilité et l’efficacité de ces produits innovants et respectueux de l’environnement. Une serre destinée au test des substrats est en construction, destinée à accueillir les diverses expériences et tentatives d’ajustement de l’équipe de recherche. Nous nous engageons à vous proposer des substrats de qualité, permettant de travailler efficacement à des prix raisonnables. Nous testons de nombreux mélanges de substrats afin d’élargir notre gamme de produits pour proposer les solutions les plus adaptées à chaque type de culture. La société est fermement convaincue que le respect de l’environnement doit être couplée au maintien de rendements importants.